Karim Laghouag vient aux écuries où je monte à cheval.

Stage d’équitation avec un champion olympique

Ça a commencé de la façon suivante un message Facebook sur la page des écuries pour proposer de faire un stage avec le champion olympique de concours complet d’équitation en titre Karim Laghouag.

Peu de places disponibles et en quelques heures c’est complet. Je n’ai pas eu le temps de m’organiser assez vite et le stage me “passe sous le nez”.

Le concours complet d’équitation n’est pas ma discipline favorite en équitation. Je pratique plutôt le saut d’obstacles. Cependant vous en conviendrez l’opportunité d’apprendre au contact d’un champion olympique ne se refuse pas, il faut saisir  l’occasion.

Déception, le champion reviendra d’ici quelques mois, paraît-il. Je garde espoir c’est dans ma nature.

La veille du stage

Quelques semaines s’écoulent, une belle grippe s’installe malgré ma vaccination antigrippale, et après deux jours passés au lit et à la veille de la date du stage officiel au centre équestre, nouveau message sur Facebook  : un désistement survient, il reste donc une place potentielle.

Couchée, de la fièvre, des courbatures monstrueuses,  mon cerveau au ralenti envoie le message illico je veux m’inscrire!

Pas très raisonnable, mais à quoi bon? Il faut parfois saisir les opportunités qui s’offrent à vous.

Me voici prête pour le stage pas très en forme, mais décidée.

Le jour J

Sur la route déjà, en voiture je me sens fatiguée.

Mon fils de 11 ans très motivé pour voir un champion olympique en personne m’accompagne, motivation supplémentaire pour moi.

 La motivation est là, toujours là et c’est la tête qui décide, le reste suivra.

Arrivée sur place. Mon grand cheval m’attend dans son enclos en train de manger.

Je le prépare comme à nos habitudes en faisant chaque geste qui m’est si familier.

En selle!

Matin

Nous commençons à nous échauffer et c’est parti pour une bonne heure de stage de dressage matinal très intensif.

En effet mon cheval est tout jeune, je l’ai depuis un an et il n’a vraiment pas le niveau de dressage des autres participants ni la maturité, et d’autre part il n’a pas fini sa croissance et ses séances de travail habituelles sont beaucoup plus courtes et ponctuées de pauses.

Karim met tout de suite en confiance ses cavaliers du jour.

Bien que j’ai le cheval le plus jeune cela se passe à merveille.

Notre prof adapte ses conseils à chaque cavalier et à chaque cheval.

Malgré mes 35 ans d’équitation, j’ai bien évidemment plein de choses à apprendre encore  (on n’a jamais fini d’apprendre) et encore plus avec un champion comme lui.

La fin de la séance arrive, mon cheval et moi sommes littéralement rôtis.

Je félicite et couvre de caresses ce complice de 700 kg et nous regagnons les écuries en marchant l’un à côté de l’autre, doucement, en prenant notre temps, essayant de diminuer les courbatures à venir par quelques étirements.

Le repas approche et je profite de ce temps de repos pour mon cheval et moi pour lui faire un petit massage du dos dont il est très friand.

Quelques carottes et des pommes données avec soin par une petite cavalière passionnée venue me rendre visite avec sa maman, la couverture séchante en polaire sur son dos, car il a bien transpiré malgré des conditions climatiques très froides, et pour moi c’est l’heure d’aller retrouver les autres cavaliers, leur famille, et notre enseignant du jour pour un repas au soleil, mais dans un froid relativement hivernal est bien venté.

Karim est particulièrement chaleureux et partage ses expériences avec tout le monde.

L’organisation du centre équestre est absolument géniale comme toujours et  tout est prévu dans les moindres détails avec soin bien que nous soyons quasiment une cinquantaine de personnes :

  • nourriture abondante et variée
  • desserts au choix
  • boissons
  • café bien chaud pour se réchauffer à la fin du repas

Nous passons vraiment un moment de détente et d’échange très agréable.

Après-midi

L’après-midi nous devons faire nos gammes sur le cross.

Stage avec Karim Laghouag

Stage avec Karim Laghouag

Il s’agit d’obstacles relativement impressionnants qui ont un aspect naturel (bois essentiellement) et des formes et tailles variées, et qui ont la particularité d’être fixes.

C’est-à-dire que si le cavalier touche l’obstacle, ce dernier ne tombe pas mais c’est le cheval et le cavalier qui risquent de chuter lourdement; et chaque année cette discipline fait son lot de victimes.

D’ailleurs on pratique cette discipline avec un casque bien évidemment, mais depuis quelques années le port de gilets de protection renforcée développés selon la technologie des gilets de motards (avec des airbags intégrés) s’est généralisé.

En effet en cas de chute, les dommages peuvent être très importants, voire dramatiques.

Là encore rien de très raisonnable pour ma part puisque je ne pratique plus le cross depuis plus de 20 ans, et que mon jeune un cheval et moi n’en n’avons fait qu’une séance très légère.

Séance qui lui a permis de découvrir les installations magnifiques du centre équestre dans lequel nous sommes actuellement.

Les groupes de l’après-midi entrent en scène à la suite.

Nous sommes trois groupes de cinq et je fais partie du troisième groupe.

Je les regarde partir sur le cross et je suis déjà terrifiée à l’idée de devoir sauter ces obstacles avec mon jeune cheval.

Tout me semble aller de travers dans ma tête :

  • En effet concours de circonstances malheureux  : le maréchal doit passer dans deux jours et  mon cheval est ce qu’on appelle en bout de ferrure c’est-à-dire que ses pieds sont très très longs ce qui augmente le risque de trébucher pour lui.
  • D’autre part, pour partir sur le cross normalement il faut un équipement spécial au niveau des fers a cheval avec des petits crampons que l’on visse. Cela permet de s’adapter à ce terrain surtout lorsqu’il est glissant ou accidenté.

Cependant il n’est pas question de se défiler.

Le deuxième groupe commence et je pars préparer mon cheval pour cette séance. Ca m’évitera de réfléchir trop

L’équipement n’est pas du tout le même que le matin. Changement de selle pour le cheval et port du gilet airbag pour moi.

Je prends mon courage à deux mains, de toute façon il faut y aller. Je ferai mon maximum sans trop nous mettre en danger et je me rassure en me disant  que Karim saura nous faire faire des choses adaptées à notre niveau.

Je me mets à cheval et commence l’échauffement.

Notre tour arrive bientôt, le vent s’est levé et il fait de plus en plus froid.

Les spectateurs sont transis, les photographes aussi, mais tout le monde reste au rendez-vous.

Seuls les cavaliers et leurs chevaux sont réchauffés par les efforts fournis.

La séance se déroule sans accrocs et mon jeune cheval est absolument merveilleux.

Il ne montre aucune hésitation, saute facilement et enchaine les obstacles avec un grand enthousiasme.

Sa puissance et son coup de saut en rapport avec sa taille gigantesque font que je suis parfois un petit peu “secouée” sur son dos. 

Il faut préciser qu’étant jeune et généreux (allergique au bois dans le jargon équestre), il saute bien au-dessus des barres à franchir. Il a bien raison, cela évitant de les toucher et de se faire mal par la même occasion.

Nous enchainons les obstacles naturels, passons des trous, des fossés, traversons des rivières ou sautons dedans!

La séance s’achève sans que l’on ait vu le temps passer.

Je ne regrette absolument pas d’être venue malgré mon état physique et la jeunesse de mon cheval, pour ce stage dans cette discipline que je n’avais pas pratiquée depuis bien longtemps.

Je suis extrêmement fière de lui qui a tout donné malgré une séance qui l’avait déjà bien éprouvé  le matin.

Je n’étais d’ailleurs pas sûre qu’il serait “d’attaque” l’après-midi.

Mais c’était sans compter sur la joie éprouvée par ce merveilleux compagnon à l’idée de partir sur le terrain de cross dans cette nature si proche de son milieu naturel. Cela leur donne toujours envie de galoper indéfiniment et le plus vite possible.

Et puis je dois reconnaitre : il est bien plus vigoureux comme moi.

Cette après-midi encore il a tout donné, a beaucoup transpiré et il est bien fatigué.

Je l’emmène donc brouter un peu d’herbe, le fait marcher tranquillement, et lui donne cette douche tant méritée qui rafraîchit ses membres (pattes) qui ont subi des impacts importants à la suite de chaque saut.

Un bon massage du dos s’ensuit et je le laisse bien sécher aussi avec sa couverture avant de lui dire au revoir.

L’occasion de discuter encore un peu avec Karim Laghouag de la journée, et d’apprécier sa sympathie et sa simplicité.

Vraiment une super journée.

Demain mon cheval aura droit à une journée de repos avec, comme pour les grands footballeurs professionnels, un petit décrassage matinal afin de diminuer ses courbatures éventuelles.

Chacun reprend la route.

Tout le monde est enchanté par cette journée. Elle a été longue, nous sommes fatigués, mais tellement ravis et comblés par nos nouvelles connaissances équestres et par les sensations formidables éprouvées que nous repartons tous chez nous frais comme au petit matin.

Conclusion

Je conclurai de la façon suivante : quelque soient les circonstances :

  • Il faut savoir se surpasser,
  • Il faut savoir saisir sa chance,
  • Et vous serez toujours heureux de vous être dépassé,  de ne pas être resté dans votre zone de confort.

C’était une super journée mon cheval s’en est bien remis, mes courbatures à moi et la fatigue les jours suivants ont été un peu plus importants que pour lui semble-t-il.

Encore quelques jours de convalescence, mais quelle joie et quels souvenirs merveilleux j’ai engrangés.

Quelles que soient les circonstances, la fatigue, le manque de temps :

Apprenez à sortir de votre zone de confort.

Dépassez-vous.

Vous avez une passion il faut aller au bout de vos rêves, TOUJOURS.

Partagez vos expériences et dites moi quand et comment, vous aussi, vous avez dépassé vos limites et en êtes ressorti très satisfaits

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